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Edit 03h37: Elimination de Valentin Messina
Le joueur de la Team Everest est descendu à 9BB et décide de shove avec 55... il sera callé par Stephane Benadiba qui montre 99 dominant ainsi les 55 du Champion de France en titre.
Aucune carte ne viendra sauver le joueur de la Team Everest qui termine en troisième position de son tournoi.
Edit 03h00: Nouvelle interview de Valentin Messina
Edit 02h20: Break
Alors qu'il ne reste plus que 5 joueurs en course, le joueur de la Team Everest, Valentin Messina est encore en course et chipleader de son tournoi avec environ 80,000 jetons.
Edit 01h00: Break
Nouveau break de 15 minutes et Valentin est chipleader de son tournoi avec un stack de 65,200 chips, même si juste avant la pause il a perdu un flip avec 99 Vs AK.
Les blinds reprendront à 1,000/2,000 et 200 de ante.
Edit 00h30: Valentin Messina élimine Hugo Lemaire
Alors qu'il n'est pas parvenu à monter un stack conséquent depuis le début de la journée, Valentin Messina connaît un rush incroyable depuis la reprise du dinner breack et il pointe désormais à 94k après avoir éliminé Hugo Lemaire grâce à une confrontation AA Vs AKs.
Edit 23h51: Valentin élimine Sarah Herzali
Sur des blinds à 600/1200 et 100 de ante, Sarah Herzali ouvre à 2,500, Valentin 3bet à 12k et tapis. Snap call de Valentin qui montre les AA, dominant largement les QQ de son adversaire.
Grâce à coup, Valenti passe à environ 40,000 chips et il reste 9 joueurs en course à sa table finale.
Edit 23h45: Valentin doubles up
Valentin est rapidement parvenu à doubler son tapis en table finale sur une confrontation A9 Vs 22 qui lui permet de pointer désormais à 27k...
Edit 23h00: Valentin en table finale de son tournoi
Même s'il est short, Valentin Messina, membre de la team Everest, parvient à se classer en table finale de son tournoi avec environ 14,000 chips sur des blinds à 500/1000 et 100 de ante.
Parmi les autres joueurs connus à cette table finale, nous comptons des joueurs tels que Arnaud Mattern, Nicolas Dervaux, Stephane Benadiba, Hugo Lemaire, Sarah Herzali.
Edit 20h40: Dinner Breack
Les derniers survivants de la Team Poker Cup bénéficient désormais de 60 minutes de dinner break.
Du coté de la Team Everest, le dernier survivant est Valentin Messina avec 10,575 chips.
Edit 19h55: ELIMINATION DE RODOLPHE "Brutalbrown" REY
Alors qu'il avait environ 13k avant le coup, Antoine Arnault de la Team Bwin relance à 950 (sur des blinds à 150/300). Le qualifié Everest Poker, découvre Ac Kc et décide de 3bet à 2,500. Antoine Arnault 4bet à 6k et Brutalbrown décide de pousser son tapis, instantannément callé par son adversaire.
A l'abattage, Rodolphe se retrouve en bien mauvaise position avec Ac Kc face aux AA de son adversaire.
Aucune carte ne viendra sauver notre qualifié internet qui retrouve le chemin de la sortie déçu, mais tout de même ravi d'avoir pu se frotter à la crème des joueurs sponsorisés français.
Edit 20h00: INTERVIEW DE VALENTIN MESSINA
Edit 19h30: Répartition des gains
TOURNOI 1
* Vainqueur : 7 800 €
* Runner-up : 3 500 €
TOURNOI 2
* Vainqueur : 7 800 €
* Runner-up : 3 500 €
TOURNOI 3
* Vainqueur : 7 800 €
* Runner-up : 3 500 €
Résultats par équipe
* 1ère équipe : 33 100 €
* 2ème équipe : 20 000 €
* 3ème équipe : 13 000 €
Edit 19h00: Elimination de Fabrice Soulier
Comme nous vous le raccontions, Fabrice Soulier était descendu à environ 4,500 jetons. Sur des blinds à 100/200, Vanessa Hellbuyck ouvre à 450 et Fabrice 3bet à 1,250. Vanessa ne l'entend pas de cette oreille et demande le tapis de Fabrice qui décide de caller avec AK.
A l'abattage, son adversaire montre une étonnante 22 qui, malheureusement pour Fabrice, tiendra jusqu'au bout, poussant Fabrice vers le chemin de la sortie.
Edit 18h25: Les tirages des tables
Tounoi A:
Tables 9 (tv): siège 1 à 10: Pradelle, Yann Brosolo, Philippe Ktorza, Clément Thumy, Pascal Perrault, Fleur, Eloi Relange, Franck Kalfon, Jean-Jacques Ichai, Liz Lieu.
Table 11: Adrien Allain, Fabrice Soulier, Rossignon, Vanessa Hellbuyck, Massias, Stephan Gerin, A. Bloch, « Bush Doctor », Bruno Solo, Eric Haïck.
Tournoi B:
Table 10: Bruno Fitoussi, Florian Desgouttes, Sarah Herzali, Julien Pouchain, Kevin Goillot, Christophe Ramain, Nicolas Derveaux, Arnaud Mattern, Rebecca Gérin, Stephane Turies.
Table 12: Hugo Lemaire, Lionel Rozenberg, Aaron Deets, Stéphane Bénabida, Bruno Lopes, Valentin Messina, Jean-Yves Malherbe, Maurice Schulmann, Marc Inizan, Thomas Gicquel.
Tournoi C:
Table 7: Jean-Paul Pasqualini, Christophe Breuck (qualifié Pmu Poker), Nicolas Langlois, Julien Le Bars, Franck Crudo, G. Gourgaud, Ness Kourdourli, H. Shoucair, Xavier Niel, D. Franchi.
Table 8: JP Latour, C.Grenet, R. Rey, J. Delahaye, Guillaume Cescut, Bruno Launais, Stéphane Albertini, Antoine Arnault, Antony Lellouche, Y. Aube.
Edit 18h20: Les équipes ayant répondu présentes
Team Everestpoker.fr
* Valentin Messina
* Fabrice Soulier
* Rodolphe Rey (amateur)
Team Winamax.fr
* Marc "LocSta" Inizan
* Antony Lellouche
* Charles-Eric "Bush Doctor" Blais Cubertafond (amateur)
Team Barrièrepoker.fr
* Guillaume Cescut
* Adrien Allain
* Stéphane Turies (amateur)
Team Pokerstars.fr
* Arnaud "Frenchkiss" Mattern
* Philippe Massias (amateur)
* Yann Soinard (amateur)
Team Bwin.fr
* Antoine Arnault
* Christophe Ramain (amateur)
* Antoine Bloch (amateur)
Team Partouche.fr
* Bruno Launais
* Jean-Jacques Ichaï
* Maurice Schulmann (amateur)
Team PokerXtrem.fr
* Stéphane Benadiba
* Franck Kalfon
* Jonathan Delahaye (amateur)
Team Titan.fr
* Florian Desgouttes
* Yann Brosolo
* Henry Schoucair (amateur)
Team ACFPoker.fr
* Bruno Fitoussi
* Nesrine Kourdouli
* Louis-Dominique Pradelle (amateur)
Team Poker-Académie
* Franck "Mizar" Crudo
* Eloi Relange
* Julien "Naju" Pouchain (amateur)
Team Eurosportpoker.fr
* Clément "clem2511" Thumy - 20ème T.A
* Hugo "HHHUGO" Lemaire
* Charly Grenet (amateur)
Team Partypoker.fr
* Bruno Solo
* Yohann Aube
* Thomas Guicquel (amateur)
Team PMU.fr
* Rebecca Gerin
* Philippe Ktorza
* Christophe Breuck (amateur)
Team Ecole Française de Poker
* Jean-Philippe Latour
* Nicolas Dervaux
* Benoît Rossignon (amateur)
Team Sajoo.fr
* Sarah Herzali
* Stéphane Gerin
* Dominique Franchi (amateur)
Team Fulltiltpoker.fr
* Jean-Paul Pasqualini
* Pascal Perrault
* Aaron Deets (amateur)
Team Chilipoker.fr
* Liz Lieu
* Lionel Rozenberg
* Xavier Niel (amateur)
Team PokerStrategy.com
* Vanessa Hellebuyck
* Julien Le Bars
* Jean-Yves Malherbe (amateur)
Team Club Poker
* Nicolas "Nlegend" Langlois
* Kévin "DromZ" Goillot
* Alexis "Dunke" Fleu
Edit 18h17 Nous sommes désolés de ne pas avoir été en mesure de vous donner des nouvelles fraîches de la Team Everest à la Team Poker Cup, mais malheureusement, comme souvent sur le circuit live, la connexion internet n'était pas des plus fiables.
A présent que ces problèmes semblent résolus, voici les chipcounts des membres de la Team Everest.
Mauvais début de tournoi pour Fabrice soulier qui a fait tout un tas de mauvaises rencontres. Résultat des courses, il est descendu à environ 4,500 jetons sur les 10,000 de départ.
Meilleures nouvelles en ce qui concerne Valentin Messina qui pointe à 13,000 et Rodolphe Rey, alias Brutalbrown qui a 12,000.
Edit 16h07: Interviews pré tournoi de la Team Everest
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Vous êtes pas moins de 359 joueurs à avoir tenté votre chance pour intégrer la Team Everest le temps d'un tournoi live.
Tout au long des 10 tournois qualificatifs, les participants se sont livrés à une lutte acharnée pour défendre les couleurs d'Everest Poker à la Team Poker Cup, aux cotés de Fabrice Soulier et de Valentin Messina.
Même si la course à la première place était ouverte jusqu'au bout pour certains candidats, nous avons rapidement vu émerger un duel entre deux joueurs, brutalbrown et eskaero qui tout au long de la compétition, se sont mutuellement ravis la première place.
A l'issue du dixième et dernier tournoi qualificatif, c'est brutalbrown qui aura la chance de participer à la Team Poker Cup, la première compétition réunissant les équipes pros françaises, le 12 mars 2011 au Cercle Gaillon à Paris.
Brutalbrown, Fabsoul et Valvegas représenteront les couleurs d'Everest Poker dans un tournoi distinct et tenteront de figurer au sommet du classement individuel et par équipes, afin de remporter la plus grosse partie des 100,000€ de prizepool (34,000€ pour le classement individuel et 66,000€ pour le classement par équipes).
Nous vous donnons RDV demain, samedi 12 mars à partir de 16h, pour suivre le coverage en direct de la Team Poker Cup.
En attendant demain, nous vous invitons à faire connaissance avec brutalbrown qui a eu la gentillesse de nous accorder une interview pour nous en dire un peu plus sur lui.
Déjà deux mois entiers se sont écoulés depuis le réveillon du nouvel an et les fameuses nouvelles résolutions. Il est grand temps de vous donner de mes nouvelles et de tenter de faire un résumé condensé de mes aventures pokeristiques.
Tout a bien commencé pour moi puisque j’ai démarré l’année online en fanfare avec trois tables finales en une semaine pour un gain cumulé de plus de 20 000€.
Ces résultats sont plutôt bénéfiques pour la confiance en soi à quelques jours de mon premier tournoi live de l’année avec l’EPT qui avait lieu à Deauville du 25 au 29 janvier 2011.

J’ai d’ailleurs fort bien démarré ce tournoi lors du day 1 en multipliant mon stack de départ par trois. Je me suis bien senti à table et j’ai d’ailleurs remporté un énorme pot avec ce que j’appelle aujourd’hui « le plus beau call de ma jeune carrière ». Je ne reviendrais pas sur ce coup ici vous pouvez d’ailleurs trouver tout le détail de cette main à la page 36 du dernier Live Poker du mois de Mars mais aussi sur le replayer Poker Académie à cette adresse.
J’ai aussi expliqué mon processus de réflexion sur cette main lors de l’émission radio de Poker Académie du jeudi 03 mars à laquelle j’étais l’invité. Le podcast sera accessible très prochainement sur le site.
Malheureusement faire un hero call ne vous assure pas de gagner le tournoi pour autant et lors du jour 2 je connaitrais une journée difficile ne réussissant pas vraiment à faire grimper mon stack. Rien de désespérant à ce stade puisque je vais quand même me hisser au troisième jour mais me voilà désormais shortstack n’ayant plus vraiment le droit à l’erreur.
Au day 3, ma journée fut cauchemardesque faisant le yoyo pendant deux heures et perdant notamment un coup clé à 30 places de l’ITM ou ma confrontation à tapis préflop avec AK contre le KQ de mon adversaire se transforma en bad beat lorsque ce dernier toucha une dame à la turn. Un autre joueur me dira d’ailleurs après ce coup avoir jeté aussi une dame (« Merci de me préciser ça, j’avais bien besoin qu’on remue le couteau dans la plaie… »).
Descendu à 3 blinds la pause annoncée me fit le plus grand bien. Revenu de la pause et à une vingtaine des places payées je n’avais désormais plus grand-chose à perdre, et c’est là qu’un début de miracle se produisit. Je vais gagner toutes mes confrontations à tapis faisant grossir mon stack me permettant de remonter à environ 25 big blinds. Mais c’est alors qu’à environ 10 places de l’ITM je vais perdre un coin flip décisif.
Mickael Fratton UTG relance à 2.5bb et je décidai de simplement call avec As Qs pour induire un squeeze d’un adversaire à parler derrière moi étant donné qu’il y avait 2-3 joueurs avec un tapis d’environ 20bb. Malheureusement seul le joueur au bouton paya et nous étions trois à voir le flop 5s 5d 3s.
Avec deux overcards + tirage flush max et environ 20bb devant moi je n’avais pas d’autres choix que de pousser mon tapis sur le continuation bet de Mickael Fratton. Le joueur au bouton passa mais Fratton après quelques secondes de réflexion annonça « payé » et retourna tout excité une paire de 9. « Ok un coin flip ici c’e nest pas forcément une mauvaise nouvelle » me dis-je sur le moment.
C’était évidemment sans compter sur le 9s à la turn qui me laissa drawing dead touchant une couleur max insuffisante contre le full de mon adversaire.
Fratton me couvrant je sautai du tournoi sur ce pot de plus de 200K jetons et eu le droit avant de quitter la salle au fameux Fratton’s show « YES PAPA ! C’EST POUR MOI LES JETONS ! FRATTON L’INVINCIBLE ! COMME L’ANNEE DERNIERE ! PERSONNE NE PEUT BATTRE FRATTON ! JE SUIS LE MEILLEUR !!!! ».
Un comportement dont je me serais bien passé à ce moment là mais bon après tout je ne peux pas vraiment lui en vouloir… Si les organisateurs ne sont pas assez intransigeants et autoritaires pour éviter ce genre de comportement (pour la petite histoire Fratton a été averti à maintes reprises durant ce tournoi sans jamais avoir une quelconque pénalité), ce sont eux les vrais responsables. Et puis comment en vouloir à un joueur amateur qui réagit de la sorte ? A-t-on déjà vu un Antonius, Ivey ou Dwan s’exclamer ainsi après avoir remporté un pot ? Non car ce sont des joueurs gagnants habitués à remporter ce genre de pots… Donc Mickael si tu me lis crois moi je ne t’en tiens pas rigueur, après tout, nous autres français avons une réputation à tenir sur le circuit international, n’est ce pas ?

Voulant oublier très vite mon échec au main event à quelques places de l’ITM j’ai décidé d’enchainer sur le side à 2000€. Une très bonne idée puisque je vais connaitre un début de partie tonitruant passant vite chipleader du tournoi montant jusqu’à 50K chips en 3 heures à peine pour un tapis de départ de 15K.
Malheureusement après le diner break je vais commencer par être card dead perdant plusieurs pots me faisant plus ou moins stagner. Je réussirais tout de même à passer au jour 2 avec des très bons joueurs comme Ronan “Ronando” Collet, Alain Roy, Claire Renault, Naazim, Jonathan Duhamel himself, Alexandre Brivot (récent runner-up du WPT EFOP), et j’en passe.
Malheureusement je ne réussirais pas à continuer sur ma belle lancée et finirais par perdre sur une horreur à 4 places de l’ITM.
Un joueur relance au cut off et de grosse blind je décide de défendre avec Ah 3h.
Sur le flop Qh 8h 3s, tout est allé alors très vite. Après mon check mon adversaire cbet et je fis un check/raise. Sans hésitation il a annoncé all in et dans la même seconde j’ai annoncé « I call ».
Lorsque j’ai abattu ma main il fut dépité et retourna peu fier Jh 9h. J’étais en bonne posture pour doubler mais malheureusement c’est le Td qui tomba à la river pour lui donner une quinte miraculeuse signant mon élimination aux portes de l’argent une deuxième fois en deux jours.
Décidément Deauville est cruel avec moi ! C’est d’ailleurs sur cette dernière horreur que j’avais décidé de faire mes valises et de rentrer chez moi afin de me reposer et de tourner la page.
C’est regonflé à bloc et avec une grande soif de victoire que j’ai abordé les EFOP à l’ACF début février. Inscrit au 1000€, 2000€ et au WPT à 5000€ tous les espoirs étaient permis !! Pourtant là encore j’ai vécu un vrai cauchemar ne réussissant jamais à passer le day 1, et pire encore, je n’ai jamais réussi à tenir plus de 5 heures !
Tout d’abord je sauterais juste avant le diner break de l’EFOP Silver face à Remi Biechel lorsqu’au flop on partit tous les deux à tapis. Avec mon brelan floppé j’étais plutôt bien parti pour doubler contre le tirage couleur de Rémi surtout que ce dernier ne toucha pas sa couleur ! Oui mais alors quoi ? Et bien à la place il toucha une improbable quinte runner runner. ^^
A l’EFOP GOLD malgré une table difficile (Basou, Zerbib, Babel, Adrien Allain) j’ai plutôt bien démarré le tournoi montant jusqu’à près de 40K chips mais malheureusement ma couleur hauteur roi sera frappée de plein fouet par la couleur max de Nicolas Babel. Un set-up inévitable vu la configuration du coup… NEXT !

Il ne me restait donc plus que le WPT Diamond à 5000€ de buy-in pour tenter de réaliser une belle performance lors de ces EFOP. Après tout l’ACF m’avait plutôt bien réussi début 2010 ! :)
Pourtant rien ne semblait aller bien aussi ce jour là. Arrivé au tournoi je fus tout d’abord content de voir que ma table était remplie de joueurs qualifiés, une bonne aubaine pour monter un tapis conséquent. Oui mais voilà, des fois avoir un edge sur ses adversaires ne suffit pas. Tout a commencé lors de la première main de ce tournoi ou je décidai à 5 joueurs de relancer avec As 4s payé par un seul joueur en position sur moi.
Sur le flop 2d 3s 5h je me sentais plutôt bien avec ma quinte floppée.
Voulant attraper mon adversaire je décidai de checker et ce dernier misa le pot soit 600, je callai simplement.
Sur la turn 6h je décidai de check encore une fois et ce dernier misa 1500, mise que je relança à 4500. Mon adversaire sans rechigner paya dans l’instant.
La river n’était pas pour me plaire avec une doublette du 3 donnant un possible full à mon adversaire. Je décidai tout de même de placer un value bet car je sentais que c’est le genre de joueur à payer avec une paire de T par exemple.
Mon plan de jeu était de jeter en cas de relance adverse. Je misai donc 3500 dans un pot de 10800. et à ma grande surprise je m’attendais à tout sauf à ce qu’il me min raise à 7000. Je devais désormais payer 3500 dans un pot de 21300 soit une cote de 6 contre 1. Bien sur qu’un min raise river d’un joueur amateur pue dans ce spot, il aura quand très souvent full avec 22, 55 ou 66 mais je me voyais mal me résigner à jeter avec une telle côte et une quinte. Je finissais donc par payer mourant lui demandant de me montrer sa paire de 5. Ce dernier s’exécuta et me montra 66 ! Super le tournoi commençait bien… Me voilà après une seule main délesté de presque la moitié de mon tapis!
Les choses semblaient très mal parties et pourtant à peine quelques mains plus tard je me voyais déjà doubler mon tapis face au même joueur. En effet, ce dernier relança en milieu de parole et je défendis ma BB avec As 9s.
Sur le flop Ah 9d 2s je fis parole et ce dernier misa un surprenant 1000 dans un pot de 850. Je payai simplement.
Sur le 8d du turn, même schéma de jeu je fis à nouveau parole et après sa mise à 2500 je décidai de min raise à 5000 afin qu’il se commit à la river si il décidait à payer. Mon move montre énormément de force mais face à un joueur amateur je sais qu’il n’interprétera pas forcément cela de la même manière qu’un joueur confirmé. Sans hésiter il décida de payer. Pendant un instant lorsque le Ks apparut à la river je me fis la réflexion qu’avec la poisse que j’avais à ce moment mon adversaire détenait forcément AK et m’a suckout à la river. Mais vu la taille du pot et mon stack mon plan de jeu était bien évidemment de push river, il y a tellement de value à prendre contre des mains comme AQ, AJ, AT et pourquoi pas A8. Si il avait AK et bien tant pis ce n’était tout simplement pas mon tournoi. Je poussai donc mon tapis au milieu et attendait le verdict. Les minutes semblaient longues et mon adversaire était toujours en train de réfléchir.
La bonne nouvelle c’est qu’avec autant de réflexion de sa part il ne pouvait détenir AK, j’avai forcément la meilleure main, je priais donc pour être payé. C’est ce qu’il fit au bout de 5 minutes et qu’elle ne fut pas ma stupeur de voir ce joueur abattre A9 pour un partage du pot ! OMFG !!!
Je venais de me prendre un énorme slowroll dans la tête !!!! Ca y est je vous le confirme, à ce moment là j’étais en état de tilt. Cela s’est d’ailleurs confirmé lorsque le serveur qui se pris les pieds dans une chaise manqua de tomber et renversa sur moi un peu de coca cola… Tous les reporters poker qui étaient à ma table me regardaient effarés en me disant « Je crois bien que ce n’est pas ton jour Val… ».
Inutile de vous dire que je finirais par sauter quelques temps après perdant plusieurs pots à la suite. Chose amusante, sur la dernière main signe de mon élimination je fis un resteal all in avec paire de deux et mes 18bb restantes face à une relance de… Freddy Deeb himself.
M’ayant reconnu je le soupçonne de m’avoir payé encore plus facilement avec AJ afin de me sortir et prendre sa revanche sur moi un an après ma victoire au France Poker Tour. Il touchera ce jour là un valet à la turn et après m’avoir serré la main et m’avoir dit avec son bon accent américain « Good game man ! » je me levai penaud souhaitant bonne chance à mes adversaires et me dit en mon for intérieur « Ok Freddy. Un partout, balle au centre ! A quand la belle ? ».
A ce moment là mon moral n’était pas au beau fixe après ses premiers échecs sur le circuit live plus le fait qu’online j’accumulais des pertes à 5 chiffres en cash game 6 max NL1000 avec un downswing violent dont 10 caves sous l’EV.
Fort heureusement je finirais février sur une bonne note puisque le week-end dernier j’ai fini 30ème/455 joueurs au super satellite du Partouche Poker Tour d’Aix en Provence me permettant pour la deuxième année consécutive de remporter mon ticket d’une valeur de 8500€ pour la grande finale qui aura lieu au casino Palm Beach à Cannes en septembre.

Lors de ce week-end j’ai retrouvé mon A-game et les vibes semblaient très bonnes, réussissant tout ce que j’entreprenais. J’ai ainsi bien grindé à ma table faisant tourner la tête de mes adversaires avec de nombreux bluffs et de beaux value bets, grimpant ainsi des 20 000 jetons de départ à 130 000 chips à la fin du day 1.
Le day 2 fut plus douloureux, étant rattrapé par la structure. En effet malgré mon gros tapis et étant tout de même 10ème en chips au début de la journée je n’avais finalement guère que plus de 35 blinds. Autrement dit je n’avais pas vraiment le droit à l’erreur et c’est ce qu’il se produisit lorsque je perdis un coin flip a 120K avec AQs contre la paire de 7 de mon adversaire. Devenu shortstack mes chances d’obtenir mon ticket étaient amoindries mais j’avais tout de même un avantage certain sur la plupart de mes adversaires. En effet le field étant plutôt faible dans l’ensemble, les joueurs amateurs n’ont aucune expérience lors d’une bulle d’un tournoi satellite. C’est d’ailleurs ce qu’il se produisit puisque nous sommes passés très vite de 65 joueurs à 45 joueurs (soit la bulle) en moins d’une heure. Ce n’était d’ailleurs par rare de voir des joueurs pousser leurs tapis avec 20bb avec AJ ou moins…
Arrivé dans les places payées et au vu de la structure devenue turbo, ma stratégie était simple et claire : prendre tous les spots EV+ possibles pour accroitre mon tapis. Je finirais par sortir face au futur vainqueur (intouchable ce jour là) en table télévisée avec paire de 7 contre AK.
Je fus très satisfait de mon week-end car de toute manière je n’aurais pas pu me rendre aux prochains super satellites. Good timing ! Une bonne chose de faite et une sacré économie de réalisée !
Je vais profiter de cet article pour vous donner mon programme sur le circuit live avant les WSOP de cet été.
Je vous laisse le découvrir ci-après :
* France Poker Team Cup à Gaillon du 12 au 13 mars avec mon ami Fabrice Soulier et un qualifié
* WPT Vienne du 25 au 29 mars
* EPT Berlin du 4 au 10 avril
* The One à Monte Carlo (Cf. article précédent sur mon blog) du 21 au 25 avril
* Finale EPT à Madrid du 7 au 12 mai
* Finale France Poker Tour à l’ACF du 19 au 24 mai ou je vais tenter le doublé historique. :)
Ensuite ça sera direction Las Vegas mi-juin pour jouer plusieurs events des WSOP 2011.
Online, je compte jouer les SCOOP fin mars et ainsi tenter de faire de belles performances lors de ces events afin de bien représenter Everest tout en continuant à jouer en cash game 6 max en NL400+.
Enfin, événement important et tout aussi fun, je vous informe que je vais fouler la pelouse du stade Gerland et faire le coup d’envoi du match Lyon/Rennes le samedi 19 mars à 21 heures. Je suis tout excité à l’idée d’arriver sur le terrain, de serrer la main des joueurs et de taper dans le ballon devant des milliers de spectateurs dans le stade et des millions de téléspectateurs devant leurs écrans de télévision. Je compte bien profiter de ce moment magique, j’y emmène d’ailleurs mon fils afin qu’il en prenne plein les yeux et qu’il garde de mémorables souvenirs plein la tête.

En attendant je vous dis à bientôt autour des tables !
Au fil des années, les super sats PPT sont devenus des étapes importantes du calendrier poker hexagonal. Pour cette quatrième saison du PPT, ce sont pas moins de 445 joueurs qui ont répondu présents au Super Satellite d'Aix en Provence motivés par la perspective de se partager un prizepool ajouté et d'obtenir à moindre coût, leur sésame qui leur permettra de participer au Main Event de Cannes en septembre.
De nombreux professionnels ont fait le déplacement ce WE dans le sud de la France et parmi eux se trouvaient deux représentants de la Team Pro Everest Poker: Valentin Messina et Leo Truche.
En ce qui concerne Leoledingo, rien de bien particulier à signaler si ce n'est qu'il sera éliminé en milieu de journée, incapable de faire décoller son stack.
Par contre, nous sommes ravis de pouvoir annoncer que Valentin Messina est parvenu à réaliser un parcours sans faute en finissant à une superbe 30ème place, qui lui permet de décrocher son précieux sésame pour participer au Main Event du PPT à Cannes.
Dans sa série des « Conseils du mois », EverestPoker propose ce mois-ci ceux de son joueur Pro Valentin Messina : « Bien gérer sa bankroll pour une ascension optimale ».
Devenir un joueur gagnant n’est pas une utopie et demeure un objectif possible. Il est toutefois nécessaire de jouer la carte de la rigueur et de réunir plusieurs qualités dans son jeu pour prétendre à cet objectif. Ainsi, il est notamment nécessaire de mettre en place des bases solides de gestion financière, mais aussi d’être un bon observateur et un fin psychologue.
Au-delà de pouvoir pratiquer gratuitement le poker pour rassembler toutes les chances de gagner de l’argent, plusieurs recommandations sont à prendre en compte pour se lancer au mieux avec un capital d’argent dédié.
Pour optimiser son évolution, il est conseillé à tous les joueurs – débutants ou confirmés – de tenir un carnet de suivi de leurs différentes parties et analyser sur quelle limite ils gagnent ou perdent. De nombreux sites internet proposent d’ailleurs de télécharger gratuitement un logiciel de suivi de bankroll permettant de suivre rigoureusement l’argent dépensé et gagné au jeu.
Dans le même registre, il est important de faire régulièrement ses comptes (fichier Excel par exemple) pour bien dissocier l’argent lié au poker à celui destiné à régler les frais de la vie courante. Ce suivi régulier permettra à chaque joueur d’évaluer sur le long terme s’il est gagnant ou non.
Ces règles de base permettront ainsi de maîtriser sainement son capital jeu et d’éviter d’être en « tilt » (état d’un joueur se laissant submerger par ses émotions, ce qui l’amène à jouer d’une manière différente de son jeu habituel). Néanmoins, aucun joueur n’est à l’abri des périodes dites noires (« bad run »), synonymes d’échecs cuisants et de pertes d’argent, et cela malgré une bonne prise de décisions au cours du jeu. Cette succession de mauvais coups ou « bad beats » peut alors coûter une partie plus ou moins importante de la bankroll.
Pour éviter de perdre toute sa réserve d’argent, il est donc primordial de la gérer au mieux, en particulier pour les joueurs qui ambitionnent de devenir des as du célèbre jeu de cartes !
Les différents types de gestion de bankroll
Il existe trois principaux types de tables au poker en ligne et autant de façons de gérer son capital : le tournoi multitables, le Sit’n’Go et le cash game. Pour chaque type de jeu, je vous propose d’investir un pourcentage différent selon le « buy-in » (droit d’entrée).
Ø En tournois : 1% de sa bankroll
En tournoi, la variance est beaucoup plus importante que pour les Sit n’Go. Remporter un tournoi est extrêmement difficile, surtout s’il faut battre des centaines voire des milliers de joueurs. Certes les gains sont exponentiels mais il est possible de jouer des dizaines de tournois sans en gagner un seul ! La prudence est donc de mise pour ce type de jeu en allouant 1 % de sa bankroll par tournoi. Par exemple, pour une bankroll de 500€,l’idéal serait de jouer à des tournois dont le buy-in maximal s’élèverait à 5€.
Ø En Sit’n’Go : 3% de sa bankroll
Type de jeu privilégié par les débutants, le Sit’n’Go (SNG) est un tournoi non planifié à une heure précise qui débute lorsque le nombre minimum de joueurs a été atteint. La variance de ce type de jeu y est plus limitée au même titre que les risques et les gains. Pour ce type de jeu, il est conseillé de jouer au maximum des SNG de 5€ pour une bankroll de 150€ par exemple.
Ø En cash game : 5 % de sa bankroll
Il s’agit d’une partie qui se joue sur une seule table. Les joueurs misent directement leur propre argent et peuvent rentrer et sortir de la table à tout moment.
Les parties d’argent sont ce qu’il y a de plus flexible pour jouer au poker sans y passer des heures : on entre, on joue, puis on sort quand on veut. Les gains dans ces parties peuvent être réguliers mais la variance peut toutefois être assez brutale. Il est possible de prendre plusieurs mauvais coups d’affilée et perdre ainsi plusieurs « caves » (montant avec lequel on entre sur la table). Il donc prudent de jouer au maximum des parties de cash game à 10€ pour une bankroll de 200€.


Nous sommes désormais dans la dernière ligne droite, le sprint final, autrement dit la fameuse table finale tant convoitée par les joueurs de poker ! En effet atteindre une table finale est signe de prestige mais c’est aussi à cet instant que les prix commencent à devenir très intéressants !
Voici justement la structure de paiement de cette table finale du 3 Lander Tour :
1er : 132.680 €
2ème : 93.670 €
3ème : 64.810 €
4ème : 47.600 €
5ème : 34.940 €
6ème : 25.320 €
7ème : 16.710 €
8ème : 11.650 €
Il ne reste désormais plus que 8 joueurs en lice sur les 261 inscrits au départ de l’épreuve. Faisons une succincte présentation des finalistes.








Ayant repris aux blinds 12K/24K/2K il est clair que cette table finale s’annonçait difficile pour moi puisqu’avec seulement 22bb je n’avais pas le droit à l’erreur ! D’ailleurs mis à part le chipleader Joris qui possédait 57bb les autres joueurs étaient tous plus ou moins shortstack. Mon edge serait donc réduit et la plupart des confrontations se joueront à tapis préflop, du moins dans un premier temps.
C’est d’ailleurs ce qu’il se passa dès la première main puisque Jokic Stjepan très short poussa ses 9 bb au milieu avec une paire de neuf, et Joris décidément en plus rush depuis la veille trouva une paire de rois au bouton, main qui resta devant au showdown, lui permettant de passer à plus de 1.6 millions de chips et d’éliminer un nouveau joueur.
Peu de temps après, le joueur allemand Yildiray Cam devenu assez short stack suite à une mauvaise rencontre (JJ vs QQ) et poussa le reste de ses jetons avec AK. Joris au bouton calla son tapis et de big blind je me réveillai avec une paire de 6. Etant remonté à environ 650 000 jetons je décidai de shove par dessus afin d’écarter Joris. Mon plan de jeu marcha parfaitement et Joris jeta sa main me laissant en tête à tête avec Yildiray. Aucune carte ne viendra en aide au joueur allemand qui finit en septième position et cela me permis de monter à environ 800 000 jetons.
Il va ensuite se passer un long moment sans qu’il n’y ait aucune élimination. Je vais durant ce laps de temps perdre une partie importante de mon tapis contre le chipleader Joris. En effet, il relança en début de parole et je découvris Ks Qs en fin de parole et décidai de simplement call avec mes 30bb.
Sur le flop Ah Kd 5s , Joris effectua un continuation bet à 50K que je payai assez rapidement.
Sur le turn 3d, Joris après une petite hésitation décida de faire parole, et je l’imitai dans la foulée.
Enfin sur la river 7d , Joris décida de placer une mise à 120K. Après plusieurs minutes de réflexion je fis le mauvais choix et payai sa mise et du lui concéder le pot lorsqu’il me montra Ah Jd .
Redevenu shortstack à environ 320K chips je décidai de push tapis en début de parole avec Ah Js et Cristea situé juste à ma gauche me paya très rapidement avec 9s 9d. Fort heureusement sur un board As Td 5s / 2h / 8d je doublai à nouveau mon tapis.
Malheureusement étant pratiquement card dead pendant toute la table finale je me fis à nouveau grignoter étant limité dans mes moves par la taille des stacks en présence (entre 12 et 20bb).
Je vais d’ailleurs regretter un coup lorsque Joris toujours très actif dans son rôle de chipleader relança UTG sur des blinds 15K/30K/3K et en middle position avec Kd Qd et 19bb devant moi je pris un long moment de réflexion avant de finalement jeter ma main.
En effet avec ma taille de stack le call est la moins bonne des options, il ne me restait donc plus que deux choix possibles : fold ou raise all-in. Mais avec encore 4 joueurs à parler derrière moi dont la big blind Rutger De Boer qui se retrouvait presque commit je pris la sage décision de passer ma main voulant limiter les risques. Bien mal m’en a pris puisque comme je le présageais Rutger De Boer fit tapis payé par Joris qui n’avait pas grand chose à rajouter.
Au showdown Rutger montra une paire de 5 face au A3o de Joris, et sa paire de 5 lui permit de doubler sur un board contenant trois carreaux ce qui m’aurait donné la flush. Mais dans cette configuration je ne regrette pas forcément mon fold, j’avais peur de la main que pouvait avoir Joris et il m’était impossible de juste payer pour voir le flop…
Toujours à 6 depuis un bon bout de temps l’improbable se produisit !
En effet le joueur hollandais Pim Van Wieringen a connu une élimination pour le moins surprenante. Ce dernier n’avait pas vu que Cristea en position UTG avait relancé et de SB, il décida de pousser son tapis réduit à 12bb pour voler ma BB. Quelle n’aura pas été sa surprise lorsqu’après que j’ai jeté ma main, il entendit “CALL” de la part de Cristea qui montra As Ad. A l’abattage, Pim Van Wieringen ne pourra montrer mieux que 9s 7d et sera logiquement éliminé en 6ème position pour 25 320€.
Tout était encore possible pour moi mais réduit à 12bb cela devenait de plus en plus compliqué. Pourtant la dynamique de la table changea radicalement lorsque Joris commit sa première erreur en pushant tapis avec Ks Qd sur la relance de Alexander Debus qui le paya avec As Jh. Les tapis étaient donc dorénavant équilibrés et au chipcount j’étais désormais devant Joris Springael qui se retrouvait short stack.
Quelques mains plus tard la chance décida de m’abandonner pour de bon lors de ce tournoi en deux coups.
Sur le premier coup, tout le monde jeta sa main, et vu le stack à 12bb de Joris je savais qu’il avait comme plan de jeu de push 90% de sa range en combat de blinds contre moi. C’est ce qu’il fit de SB et lorsque je découvris As Jd en BB je payai instantanément son tapis et à l’abattage il fit la moue ne montrant pas mieux que Ks Jh.
Si je remportais logiquement ce 70/30 j’avais la possibilité de remonter à environ 1.1 millions soit environ 30bb, tout serait alors possible pour espérer remporter le titre.
Malheureusement au poker nous ne sommes jamais à l’abri du bad beat et c’est ce qu’il se produisit lorsque le board afficha Js 2d Kd / 9s / Kh pour un full chez mon adversaire…

Réduit à seulement 3bb je fis tapis dans le noir la main suivante de SB et Cristea paya logiquement de BB avec Ks 6d.
Je ne fus pas mécontent de découvrir 7s 8s et encore plus lorsque je vis d’abord le flop 9s 9c Tc pour un tirage bilatérale, puis j’étais encore plus confiant sur le turn 8h. Mais un malheur n’arrivant jamais seul, la river Kd me crucifia et m’enleva tout espoir d’aller plus loin dans ce tournoi.
Je fus donc éliminé en cinquième position pour 34 940€ sous les applaudissements de la salle.
Une fois la déception passée, je reste très content de ma performance et de mon deep-run dans ce tournoi.
Je suis aussi fier de clôturer mon année 2010 de la même manière qu’elle avait commencée à l’ACF par une nouvelle table finale portant ainsi mon compteur à 7 !
Bravo à Joris Springael qui finira par remporter le titre, il n’aura pas démérité son titre, il a très bien joué tout au long du tournoi et il a eu la réussite de son côté au bon moment, mais nous autres joueurs de poker savons qu’il en faut pour aller au bout d’un tournoi.

Nous sommes désormais le mercredi 8 décembre 2010. C’est en atterrissant sur le sol autrichien et plus précisément à Vienne que j’ai réalisé qu’un an s’est pratiquement écoulé depuis ma victoire à l’ACF et mon titre de Champion de France.
Si vous suivez régulièrement mes aventures sur mon blog vous devez ressentir une certaine frustration m’envahir depuis quelques temps et mes récents ratés sur le circuit live. En effet mon dernier ITM remonte à ma table finale lors du Mega Stack Series au Caesar’s Palace en juillet dernier. Alors certes j’ai manqué de réussite depuis quelques mois et je suis souvent sorti sur des bad beats, mais quel que soit les raisons le résultat reste le même !
Il s’agit ici de mon dernier tournoi pour la saison 2010. C’est aussi pour cette raison que je me dois de réussir et achever l’année en beauté, pour la finir comme elle a si bien commencé. J’étais donc gonflé à bloc, prêt à en découdre et montrer à tous ceux qui croient en moi qu’ils n’ont pas misé sur le mauvais cheval !
Mais avant de vous raconter en détail mes péripéties dans ce tournoi, prenons quelques lignes pour décrire le circuit du 3 Lander Tour. Ce circuit entièrement sponsorisé par Everest Poker est le premier du genre à proposer une série de tournois faisant escale à Baden (Suisse), à Warnemunde Beach (Allemagne), à Dortmund (Allemagne) pour finir sur la grande finale à Vienne (Autriche). Ces tournois aux buy-in de 2000€+200€ proposent des structures deepstack (20K jetons / round de 60 mn) et le tout orchestrés par Thomas Kremser himself et Alen Babic pour un prizepool cumulé de 1.5 millions d’euros garantis dont 500 000€ garantis juste pour la grande finale.
Day 1
Le day 1 a commencé à 17 heures pétante, arrivé à ma table, je fis la connaissance de mes futurs adversaires et à part le regular « Sirkale » sur Everest Poker.com on ne peut pas dire que les autres joueurs soient connus. Méfiance tout de même, la partie risque d’être difficile et ses 9 premiers adversaires vont tout faire pour me mettre des bâtons dans les roues…
Fort heureusement mon début de partie a très bien démarré et très vite j’ai réussi à remporter une série de confrontations faisant grimper mon stack de 20K à 30K jetons.
Sur des blinds 50/100, un joueur scandinave relance à 300 et est payé 3 fois. Depuis la SB je découvre Kc Ks et squeeze logiquement à 1,6k. La parole revient à l’open raiser qui décide de 4bet à 3.8K. Tous les payeurs abandonnent le coup et la parole me revenant je 5bet à 8K, mise qui me permettra d’avoir le dernier mot.

Sur des blinds 75/150, un joueur en début de parole relance à 375 et je décide de payer depuis la BB avec 4d 5d .
Le flop 4s 5s 2s est dévoilé et je décide de prendre le lead en ouvrant à 450, mise qui sera payée par mon adversaire.
Sur le Kd du turn, je continue mon agression et mise 1,5k, mise qui sera une nouvelle fois payée par mon adversaire.
Enfin le croupier dévoile le 6h à la river et je décide de value ma double paire en misant 2,5k, mise qui sera une nouvelle fois payée par mon adversaire.
A l’abattage, je domine la paire de 9 de mon adversaire et remporte logiquement le pot.

Je vais ainsi continuer à imposer mon style avec brio tout au long de la journée.
En effet sur des blinds à 150/300, Mikael Johansson relance à 750 depuis le cut off. Le bouton 3bet à 2,9k et depuis les blinds je décide de 4bet light à 5,7k avec As 4h . Johansson fold mais le deuxième adversaire call.
Le flop Ac Td 9d est affiché et suite à mon Cbet à 7K, mon adversaire fold.
Quelques mains plus tard, un joueur ouvre à 750, un short stack shove pour 2,2k et depuis la BB je découvre Ad Ah et décide d’isoler en 3bettant à 5,3k. L’open raiser fold et à l’abattage, je domine le Kd Jd de mon adversaire. Aucune vilaine carte ne m’empêchera de prendre ce nouveau pot qui me permettra de pointer à 63K.
En fin de journée je continuerais mon ascension avec ce coup joué de manière agressive contre un joueur assez fantasque.
En effet aux blinds 200/400, le bouton relance à 1k et depuis la BB je décide de 3bet à 2,5k avec 8d 8h . Mon adversaire insta shove ses 16k derniers jetons et après une courte réflexion je décide de call.
A l’abattage, mon adversaire dépité montre As 2h, main largement dominée par la mienne et après un board inoffensif je pointe désormais à 74K.
Je finis la journée à 72,9K soit en 19ème position sur les 121 joueurs ayant survécus au day 1.
Day 2
Pour le day 2 nous avons commencé aux blinds 500/1000/100 ce qui me permet de démarrer tranquillement cette journée avec près de 73 blinds.
Cette journée n'a pas aussi bien commencé que la précédente et sur les premiers niveaux de la journée j’ai très vite perdu plusieurs pots me faisant descendre à 39K.
C’est à ce moment là que je fus changé de table et que j’ai ainsi rejoint à la table télévisée mon ami et coéquipier Léo Truche qui lui se portait mieux avec 90K sur des blinds 800/1600/200.

Heureusement un coup chanceux va me permettre de revenir dans la partie.
Aux blinds 800/1600,/200 un joueur relance à 3,200. Ce dernier sera payé deux fois et en BB je découvre 7d 8s et décide de payer avec cette côte malgré le fait que je n’ai que 24 blinds.
Le flop 4s 5d 6h est magique et décidant de slowplayer ma quinte max je check, mais malheureusement tous les joueurs dont l’open raiser m’imitent.
Le turn est un Ts. Je check à nouveau et l’open raiser cette fois bet 6K. Les deux autres joueurs fold et je me contente de simplement payer avec les nuts.
La river est le 9h et l’incroyable se produit. L’autre joueur mise 16k et le croupier lui fait remarquer que la parole me revient étant premier de parole. Dépité, je fais mine d’abandonner le pot en checkant et ce dernier mise 16k. Je fais instantanément tapis pour 22K soit seulement 6K de plus et mon adversaire insta muck sa main!!!
Grâce à ce coup, je pointe désormais à 80k me permettant de respirer… juste un moment !
En effet, à peine le diner break achevé dès la reprise je décide de payer de bb avec Ks Qd le tapis d’un joueur short qui push ses 11 derniers blinds soit 27K en position cut off. A l’abattage mon call est bon puisqu’il dévoile Js Td , malheureusement la turn apportera un T salvateur me faisant redescendre à 40K…
Mais quelques mains plus tard je vais à mon tour doubler grâce à une confrontation AQ vs A6 après que mon resteal all in soit payé par mon adversaire, me permettant de repasser à 92,5K.
Seulement quelques mains plus tard je reviendrais même en course sur ce coup.
Le joueur portugais Roberto Machado shove au bouton pour environ 30k soit 12bb et la parole me revenant je décide de SB de re-shove par dessus afin d’isoler le shortstack.
A l’abattage, Machado montre Js Qd, main que je domine avec mon Kh Qh.
Le board AA2/7/5 ne m’empêchera pas de remporter ce nouveau coup et de pointer à environ 127k.
Désormais aux blinds 1500/3000/300, un joueur relance à 10k (il a 90k avant le coup), et de SB je découvre As Ts et décide de simplement call, la BB complète ce qui amène le pot à 30k.
Le flop Ac Td 3h arrive et je check ainsi que la BB. Le relanceur initial ouvre à 15k et je call tandis que la BB fold.
Le turn est le 6h et erreur de ma part je prend le lead en misant 20k plutôt que de le laisser s’empaler… Mon adversaire finira par fold après une longue période de réflexion, à mon grand regret. Je suis à ce moment là à 172k à 44 joueurs restants.

A ce moment là je me sentais vraiment bien mais je ne savais pas encore ce qu’il m’attendait et en effet les deux derniers niveaux de la journée me furent vraiment bénéfiques.
Suite à mon dernier changement de table, je décide de passer à la vitesse supérieure et me montre très agressif face à la passivité de ma table. C’est ainsi que dès le début je relance 4 fois de suite mes mains me permettant de ramasser blinds et ante sans contestation.
La cinquième fois sur des blinds à 2000/4000/400, le bouton relance à 9k et je le 3bet à 21k depuis la SB avec 8s 3d et mon adversaire choisit de fold.
Sur la main suivante, le Hi Jack relance à 9k et cette fois au bouton je 3bet à nouveau à 21k avec Ac 3s et mon nouvel adversaire fold lui aussi.
Sur ma énième relance, un adversaire agacé envoie tapis pour environ 80k sauf que cette fois-ci j’ai une véritable main et snap call avec ma paire de dames . A l’abattage,mon adversaire montre As 4c et aucune horreur ne m’empêchera de continuer à engranger des jetons.
Quelques mains plus tard, je relance à 9,5k avec Ac Qc et la BB décide de défendre sa blind et call. Le flop tombe Ah Qh Jd et suite à un check de la BB, je Cbet à 10,5k, mise que mon adversaire finit par payer.
Le turn est le 9h faisant rentrer une éventuelle couleur et mon adversaire prend le lead en misant 15,5k. Je lui demande combien il lui reste derrière et il me répond 100k… Je me contente de call.
La river est un inoffensif 5d et mon adversaire maintient la pression en misant une nouvelle fois 21,5k. Je décide de simplement call et mon adversaire muck sa main.
Grâce à ce nouveau coup, je finis le day 2 chipleader avec 377K sur des blinds 2,5K/5K/500. Tous les espoirs sont donc permis à 36 joueurs restants pour 24 ITM !
Day 3
Sur la même lignée que la fin du day 2 je décide de jouer de mon gros tapis et d’imposer mon style afin de martyriser la table. Cela marche jusqu’à ce que je rencontre de la résistance, sauf que cette fois-ci je suis face à une décision délicate puisque je possède un monstre..
En effet mon adversaire décide d’ouvrir à 12K et au bouton je découvre As Ks et 3 bet pour 30K. La parole revient à mon adversaire et après avoir pris le soin de demander la hauteur de mon tapis il ne prend pas longtemps à annoncer un 4bet pour 67K.
Contre un adversaire lambda je serais prêt à envoyer mon tapis mais ici plusieurs éléments me poussent à jeter ma main. Tout d’abord ce joueur semble sur de lui, il semble en confiance et ma courte expérience du jeu live me fait dire qu’il a une énorme main. La seule question à se poser c’est avec quel type de main peut il décider de min 4bet le chipleader quand lui même possède environ 250K au début du coup ? Enfin j’avais été marqué quelques coups plus tard par son slowroll qui n’en était pas un pour lui…
En effet après avoir raise au cut off un autre joueur devenu shortstack a reraise all in aux alentours de 15bb et là mon adversaire a commencé à réfléchir près de deux minutes avant de finir par payer mourant avec… AK !!!!!
Avec tous ces éléments en ma possession, le fold me parait vraiment facile et il ne peut que posséder une paire d’as dans ce spot. Je fold donc ma main face-up voulant voir la réaction de mon adversaire et il semble surpris de me voir capable d’un tel fold et muck sa main. Je suis certain qu’avec une main plus faible il ne se serait pas privé de montrer sa main afin d’essayer de me déstabiliser. Je suis donc conforté dans ma décision et ce coup me faisant chuter à 350K me donne encore plus confiance en mon jeu.

Changeant à nouveau de table je m’installe directement à la gauche de Tobias von Siebenthal, le gagnant du 3LT Baden. A partir de ce moment là nous avons pas arrêté de nous livrer un duel direct à base de 3bet/4bet.
Pour exemple, sur des blinds à 3K/6K/600, Tobias relance à 13,5k depuis le cutoff. Je décide de juste call depuis le bouton avec Jd Qh afin d’éviter de me prendre un 4bet light de sa part.
Le flop 3s 3c 4s arrive et Tobias rentre dans une profonde réflexion et finit par check. Je m’engouffre alors dans la brèche et bet 16k, mise qui s’avèrera suffisante pour remporter un nouveau pot qui me permet de pointer à 390k et de conforter ma position de chipleader du tournoi.

Profitant de l’effet bulle je continue ainsi à imposer mon style sur toutes les tables par lesquelles je passe et parvient à rentabiliser au maximum mes mains grâce à l’image “aggro” que je me suis construite depuis le début du tournoi.
Sur des blinds à 4k/8K et 500 de ante, j’open raise à 17k depuis la position du cut off avec Ts 5s et la BB défend.
Le flop 3c 7d 6h est affiché et fort de mon tirage gutshot je mise 18k et la BB check/call.
Le turn est un Tc et nouveau check/call de mon adversaire, mais cette fois-ci à 40k.
La river est un 5c qui me donne une double paire. Suite à un nouveau check de mon adversaire, je décide de value bet à 75k et mon adversaire finira par payer et montrera dépité T9 offsuit.
Grâce à ce coup, je pointe à ce moment là à 580K.
Nous sommes désormais rentrés dans l’argent et à 19 joueurs restants j’ai du à nouveau prendre deux décisions délicates qui ont vu mon tapis fondre.
Tout d’abord, en position UTG je raise à 22K ma paire de dix, mais le joueur en position UTG+2, un joueur au profil très tight, insta shove all in pour 220K. J’évalue sa range à JJ+, AK et décide de logiquement passer ma main, il me montrera AK.
Puis quelques coups après, le joueur UTG+1 limp à 10k, la SB call et je check de BB avec Th 8h.
Le flop Ts 6h 3h semble parfait pour moi et je décide de prendre le lead en misant 20K. Mon plan de jeu est simple, en cas de reraise adverse je push tapis. Mais le joueur UTG+1 call simplement et la SB fold.
Le turn est un Jc. Je continue à maintenir la pression et mise 40k quand mon adversaire me surelance à 120k. Je ne m’y attendais pas vraiment et soudain je sens une grande force chez mon adversaire mais je ne peux me résoudre à fold ma main, il me faut voir la turn car en cas de 3ème cœur synonyme de couleur pour moi je pense pouvoir tout lui prendre et la côte semble encore trop belle, je ne risque pas mon tournoi quoi qu’il arrive ici.
La river est le 4c et suite à mon check, mon adversaire de nature plutôt conservateur habituellement, shove tapis très rapidement. Pas de doute il a certainement brelan avec 33 ou 66 en main et après une courte période de réflexion pendant laquelle je me remémore le déroulement du coup, je fold ma main sans regret.
J’ai pour l’instant vécu dans l’ensemble un tournoi sans encombre évitant les bad beats et les confrontations ou j’étais couvert, perdant uniquement des pots ou je couvrais mon adversaire. Dame chance semblait être de mon côté jusqu’à cette fin de day 3…
En effet, suite à une relance d’un joueur en milieu de position à 28k, au bouton je décide de flat call ma paire d’as histoire d’induire un squeeze d’une des deux blinds se trouvant tous les deux avec un tapis entre 15 et 25bb . Malheureusement, suite au fold de la SB, la BB complètera uniquement les 12K jetons manquants.
Le flop 2s 3c 5h rainbow arrive et la BB check semblant abandonner ce coup quand subitement l’open raiser décide d’overbet shove all in pour environ 200K ce pot de seulement 100K. Dans la seconde qui suivit j’annonçais “all in” à mon tour, et la BB jetait sa main.
A l’abattage, le joueur montra honteusement As 9d et se retrouva en bien mauvaise posture face à mes Ac Ad.
Malheureusement pour moi, un 4 viendra au turn nous faisant partager le pot… Sick de chez sick !

Au level 21, blinds 8K/16K/1K, une chose surprenante arriva !
Comme je l’ai déjà raconté précédemment, j’ai joué une bonne partie de la journée avec Tobias von Siebenthal, le gagnant de l’étape de Baden du 3LT et on s’est pas mal cherché tout le long de la journée.
Pour la énième fois de la journée je raise mais cette fois-ci à 32K avec une véritable main puisque je possèdeAs Ks et Tobias décide de tout simplement shove pour 300k… Je snap call avec mon monstre et à l’abattage, Tobias montre Ac 5c.
Aucune carte ne viendra sauver mon adversaire me permettant de passer pour la première fois de la journée à 845k et de reprendre par la même occasion ma place de chipleader alors qu’il ne reste plus que 10 joueurs.
A 10 joueurs restants rien ne semblait pouvoir m’arrêter et je ne voyais pas comment le titre pouvait m’échapper si je continuais à jouer mon meilleur poker et que la chance était de mon côté ! Oui mais voilà au poker rien est acquis et à tout moment tout peut basculer et c’est justement ce qu’il s’est produit sur cette main ou tout aurait pu être très différent pour moi en cas de pot remporté.
En effet réduit à une seule table, le floor nous rappela qu’on continuerait à jouer jusqu’à la prochaine élimination, la table finale étant programmée à 9 joueurs.
Désormais aux blinds 10K/20K/2K et seulement après 2 mains jouées en pré-table finale à 10 j’ai disputé le pot le plus important du tournoi lorsque Joris Springael au bouton relança à 50K. Je comptais déjà lui céder le pot sauf que je fus obligé de me résigner lorsque je découvris ma main : Qd Qh.
Je plaçais donc un 3bet à 115K pensant remporter le pot, sauf que ce dernier après une courte période de réflexion annonça “all in”. J’annonça call dans la seconde qui suivit et mon adversaire dévoila Ac Kc . Nous allions donc jouer un énorme pot de plus de 850K sur un simple coin flip…
Le flop 3s 5h 7c semblait plutôt à mon avantage mais la turn Jc commença à me faire froid dans le dos amenant une éventuelle couleur backdoor flush ramenant désormais ses outs au nombre de 15. La river 6c fut catastrophique pour moi puisqu’elle apporta une couleur backdoor à mon adversaire.
Cette river assassine changea toute l’optique du tournoi puisque non seulement cela me fit rechuter à 380K chips et toujours 10 joueurs en course mais elle me rappela que j’aurais pu ainsi atteindre la table finale en tant qu’énorme chipleader avec 1.3 millions de jetons soit 65bb.
Au lieu de cela je me retrouvais à nouveau shortstack avec 19bb et toujours à 10 joueurs restants. Il était hors de question pour moi de faire la bulle de la table finale, pas après ce merveilleux parcours !
Ne me démontant pas et montrant toujours autant d’agressivité je finis par remonter à 664K sur des blinds à 12K/24K/2K.

Deux heures se sont déjà écoulés depuis l’énorme pot à 1.3 millions que j’ai perdu avec QQ contre le AK de Joris et pourtant nous étions à ce moment là encore 10 autour de la table. Cette journée ne semblait pas vouloir prendre fin et à plusieurs reprises des joueurs pourtant shortstacks et derrière au moment du all in finiront tout de même par doubler sur un coup de chance. Après tous ces rebondissements dignes d’un film de science-fiction il fallait une fin à la hauteur de ce scénario fou. Et c’est ce qu’il se produisit sur la toute dernière main !!
En effet le joueur UTG fort tight jusqu’à présent décida de push all-in pour 250K. On s’attendait encore à voir tout le monde fold derrière lui et ainsi ramasser les blinds sauf qu’après une courte période de réflexion l’autre joueur très tight partit aussi à tapis pour 260K environ. On croit alors enfin voir le showdown mais Joris au bouton, le chipleader depuis son pot gagné contre moi, part lui aussi à tapis. Je regarde alors ma main de big blind pour la forme et je souris à la vue de ma main, puisque mine de rien je possède une bonne main avec paire de neuf et 22bb devant moi. Évidemment après tant d’actions je ne peux absolument pas payer et jette amusé ma main face-up.
Le doute commença d’ailleurs à m’envahir lorsqu’au showdown je vis les mains de mes adversaires : AQ pour le premier relanceur, AQ pour le deuxième joueur et AK pour le chipleader.
Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis le board 944/A/K s’afficher me donnant la main gagnante et un pot virtuel de près de 1.6 millions…
C’est évidemment un raisonnement “result oriented” et en aucun cas je ne peux aller à mon tour à tapis dans cette configuration mais avouez que c’est amusant… quoique sur le coup ce n’est pas l’adjectif que j’aurais choisi pour décrire cette scène. Au final la logique fut respectée et Joris Springael élimina non pas un mais deux joueurs. C’est donc seulement à 8 joueurs que la table finale se jouera, sur d’empocher au minimum 11 650€.
La suite au prochain épisode…
La fin d’année approche à grands pas, il ne me reste désormais que 4 gros tournois avant de clôturer l’année 2010.
En novembre j’ai enchainé les tournois live avec un record personnel ramené à 6 en un mois !
Lors des 4 derniers tournois : Hold’em Séries à l’ACF, WPT Amnéville, BPT Enghien les bains, et la finale SPT à Lloret de Mar je n’ai pas connu un franc succès ne rentrant aucune fois dans l’argent, un beau zéro pointé en somme…
J’étais plus motivé que jamais à finir le mois de la plus belle des manières lors de l’EPT Barcelone et du WPT Marrakech.
EPT BARCELONE
J’ai donc entamé le day 1B de l’EPT Barcelone gonflé à bloc et prêt à en découdre avec les quelques 800 joueurs inscrits lors de ce tournoi, pour un premier gain avoisinant tout de même les 800 000€.
Pour information il s’agissait de mon premier EPT, l’envie de rentrer dans l’argent était encore plus présente dans ma tête et je comptais bien m’appliquer pour atteindre ce but !

Ma table lors de ce day 1 semblait assez tranquille, aucune tête connue mis à part Maxim Lykov. Cela ne voulait pas dire pour autant que les autres joueurs soient mauvais, il pouvait très bien y avoir de gros sharks online ce qui expliquerait pourquoi je ne les reconnaissais pas.
Mais après quelques heures passées à cette table je me suis vite rendu compte que le niveau dans l’ensemble n’était pas terrible voir même très moyen pour un EPT.
Ci-dessous voici quelques coups clés que j’ai joué lors de ce day 1B :
1) Les kings craqués
Un fish espagnol limp en fin de parole et avec Kd Kh je raise à 400 sur des blinds 50/100. La bb call et le limper aussi.
Flop : 2c 3s 7d
Les deux joueurs checkent et je cbet 800. La bb fold mais le limper call.
Turn : 6s
Il check, je second barrel à hauteur de 1800 et il call.
River : Qc
Il check in the dark, ce qui veut dire qu’il fait parole avant même de voir la river tomber, je value bet à 2500 et il call en montrant Qs 7h LOL.
Après ce coup je suis descendu à 22700.
2) Trips contre tripes !
Un joueur limp sur des blinds 75/150, un joueur en middle position raise à 500, suivis de deux joueurs et de big blind je découvre 3s 4s et complète. Le limper fera de même.
Flop : 3d 3c 9h
Je prend le lead et mise 1100 dans 2500.
L’open raiser call et le bouton raise à 2500. Je call et l’open raiser fold.
Turn : Ks
Je check et le bouton bet 4200, mise que je m’empresse de call.
River : Qc
Je mise 5000, il call et montre 9d Td.
3) Induce bluff raté
Maxim Lykov bet 700 sur des blinds 150/300, mise payée trois fois, je décide de défendre ma blind et call avec 8s 6c
Flop : 3s 5d 8c
Je prend le lead et mise 1400, tout le monde fold sauf le bouton qui raise à 3400, je paye.
Turn : 8d
Je check, il check.
River : Qc
Je check pour induce bluff il check behind avec Ks Ts , dommage…
Après être monté à 72K chips je finirais finalement la journée à 59K chips sur des blinds 600/1200/100.
Tous les espoirs étaient donc permis pour le day 2 avec une reprise à 50 big blinds. Malheureusement ce day 2 ne se passera pas du tout comme prévu étant complètement card dead.
Je finirais par resteal au bouton 22bb avec paire de deux sur un raise du cut off très actif mais malheureusement pour moi la big blind se réveillera avec AK suited et payera logiquement mon tapis. Le double up semblait bien parti jusqu’à la river assassine qui amènera un as salvateur pour lui et signe d’élimination pour moi…
Après ce nouvel échec à Barcelone il ne me restait plus qu’à finir le mois de novembre en beauté avec une belle performance lors du WPT Marrakech. C’est en tout cas dans cette optique que je me suis rendu là bas.
WPT MARRAKECH
A Marrakech qu’elle ne fut pas ma surprise d’arriver au day 1B et de ne voir que 30 joueurs inscrits à cinq minutes du départ de l’épreuve.
Nous avons du coup démarré ce day 1B avec 45 minutes de retard afin de laisser les derniers retardataires s’inscrire. Nous étions finalement environ 80 joueurs inscrits pour 160 joueurs au day 1A, ce qui reste un score bien maigre puisque l’année dernière il y avait environ 450 joueurs inscrits.
Ce WPT Marrakech n’a pas remporté un franc succès, beaucoup ayant décidé de bouder cette épreuve, la table finale n’étant pas télévisée. Ce n’est pas la seule et unique raison de cet échec, le nombre de tournois ayant considérablement augmenté ces derniers mois l’offre devient désormais supérieure à la demande et le budget des joueurs de poker n’est pas illimité, même pour un joueur sponsorisé.
C’est donc concentré et motivé que je me suis appliqué à jouer ce WPT, le 3ème seulement dans ma jeune carrière de joueur. Et on peut dire que lors de ce day 1 j’ai connu une journée magique remportant la plupart des coups dans lesquels j’étais impliqué. En position sur les deux excellents joueurs Aurélien « Guignol » Guiglini et Samuel Chartier la tâche a été du coup plus simple pour moi.
Je finirais d’ailleurs la journée dans le top 10 avec un confortable tapis de 124 700 chips pour des blinds démarrant à 700/1400/100 pour le day 2. A ce moment là nous n’étions plus que 80 joueurs pour 27 ITM.
Malheureusement des fois le proverbe dit vrai quand il affirme que les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.
Autant j’ai vécu une journée de rêve lors du day 1b autant lors du day 2 j’ai eu le droit à une journée des plus cauchemardesques.
Cela a commencé dès le début de la journée perdant plusieurs petits pots et voyant mon tapis fondre de 124K à 105K chips.
Ma journée a finalement sombré lorsque j’ai perdu un pot de 135K jetons sur un énorme bad beat. Ce coup mérite d’ailleurs d’être raconté en détail…

Cela faisait environ une heure que nous jouions lors de ce day 2 et jusqu’à présent muni de mon gros tapis j’avais effectivement été assez actif relançant beaucoup de mains, mais par contre dès que je me faisais 3bet je n’insistais pas jetant sagement mes poubelles.
Pourtant sur cette main un joueur sérieux qui jusqu’à présent n’avait pratiquement pas bougé une oreille décide de relancer UTG à 5K sur des blinds 1K/2K/200.
Muni de la plus belle des mains de départ au bouton (la paire d’as pour les plus étourdis) je décide de 3bet à 12K. Les blinds fold, et la parole revenant à notre serrure celui-ci décide immédiatement de shove pour 65K au total.
Evidemment ma décision est des plus faciles annonçant « call » dans la seconde qui suivit. A l’abattage je suis abasourdi de voir sa main Qs Ts pour un move pur et suicidaire.
A ce moment là je suis plutôt rassuré et presque assuré de remporter un énorme pot me permettant d’intégrer le top 3. Mais c’est sans compter sur la variance et la cruauté de ce jeu et lorsque le flop 9c Js 2h apparu devant mes yeux, un froid glacial me traversa tout le corps.
Sur le 6d du turn, je commençais à reprendre confiance en moi et me dire que cette fois-ci j’allais pouvoir peut être faire une énorme performance dans ce WPT mais le Kc de la river me ramena de manière assez brutale à la difficile et dure réalité.

Redescendant à 48K soit environ 20bb tout était désormais à refaire. Après avoir pris 5 minutes de répit pour me remettre de cet horrible et effroyable bad beat je revenais à la table plus motivé que jamais. Et j’ai cru au miracle lorsque je réussis grâce à plusieurs coups sans showdown à remonter à près de 100K chips.
Malheureusement le dernier coup me sera fatal et me fera sortir prématurément à la 60ème place avec un goût amer dans la bouche.
En effet un joueur relance en début de parole à 5K et de big blind je découvre Qs Qd et surelance logiquement à 15K. L’open raiser me scrute et finit par payer. Le pot fait désormais environ 33K.
Sur le flop Js 6s 7d l’open raiser check et je fais mon continuation bet à hauteur de 20K. Ce dernier prend quelques secondes de réflexion et annonce calmement all in. Il ne me reste désormais que 55K pour un pot atteignant 122K avec une telle côte le call est facile, surtout sur un tel board. Mais malgré ça un mauvais pressentiment m’envahissait à cet instant, mais je ne pouvais me résigner à jeter mon overpair ici…
Je finis donc par annoncer « si tu as slowplay les as franchement c’est très bien joué mais je call… » retournant ma paire de dames et quelle ne fut pas ma déception de le voir abattre effectivement les as…
Pourtant pour une fois la Qs du turn est de bon augure m’apportant un de mes 2 outers me permettant de repasser devant et de craquer les as de mon adversaire. Y aurait il une justice à ce jeu ?
Mais ce jeu peut parfois être cruel au possible et la river assassine apporta un 4ème pique donnant flush max à mon adversaire éclatant par la même occasion en mille morceaux les espoirs que cette turn m’avait à nouveau donné…
La déception et la frustration auront été deux sentiments qui resteront pendant plusieurs jours en moi, et il me faudra finalement retrouver mes enfants et mes proches pour oublier toutes ces mésaventures et ressortir encore plus fort afin de mieux rebondir par la suite.
Suite à ce cuisant échec et cette désillusion je fis le choix d’annuler mon inscription à l’EPT Prague préférant prendre des vacances bien méritées. Il ne me reste donc qu’un seul tournoi à jouer pour 2010, la finale du 3 Lander Tour à Vienne, en espérant que je finisse l’année en beauté !

